Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /Mai /2007 15:16

Il est marrant de constater qu'à chaque étape de notre vie une chanson banale peut prendre tout un sens et vous pouvez même y trouver de multiples sens. L'interpreter à votre guise et d'un coup de baguette magique elle s'adapte à votre situation...
Ce matin j'écoutais une chanson d'amour célèbre quand j'y vois des connotations d'amitié, mon histoire raconté... J'en interprète la fin, me refait le film et voilà le tour est joué, à faire tourner en boucle pour se remonter le moral.

 


 

Barbara - Dis quand reviendras-tu ? - 1962


Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
Voilà combien de temps que tu es reparti,
Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage,
Pour nos cœurs déchirés, c'est le dernier naufrage,
Au printemps, tu verras, je serai de retour,
Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour,
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
Et déambulerons dans les rues de Paris,

Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,

Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
A voir Paris si beau dans cette fin d'automne,
Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne,
Je tangue, je chavire, et comme la rengaine,
Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne,
Ton image me hante, je te parle tout bas,
Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi,

Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus,

J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrai la route, le monde m'émerveille,
J'irai me réchauffer à un autre soleil,
Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
Je n'ai pas la vertu des femmes de marins,

Dis, quand reviendras-tu,
Dis, au moins le sais-tu,
Que tout le temps qui passe,
Ne se rattrape guère,
Que tout le temps perdu,
Ne se rattrape plus...

Par Ahava - Publié dans : En musique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 27 mai 2007 7 27 /05 /Mai /2007 17:15
Le regard perdu dans le vide... Il est 6h30, on est dimanche aucun réveil à sonner et pourtant je suis bien réveillée ; je regarde le plafond quand une ombre attire mon attention. Je me tourne sur le côté, il est là... La magie de l'imagination, il est venu en cet instant pour que je ne sois pas seule face à cette épreuve.

Je glisse mes mains sous l'oreiller, lui se glisse à côté de moi. Je l'observe en silence... Il passe une main pour attraper la mienne.

Lui :
Ca va aller tit chouchou ?
Moi : mmmmmm, Comme toujours, je passe les étapes tu le sais...
Lui :
Mouais.
Moi : T'as pas l'air d'être convaincu.

Un sourire se fait sur son visage à mi chemin du rire.
Ca fait bien longtemps que certains mots ont prit d'autres tours et détours pour nous. Et puis on a pas forcément besoin de se parler pour se comprendre. Je sais ce qu'il pense de moi et lui sait comment je le vois.
J'aime bien sa bouille dans ces moments là, lui qui est plein de doutes au fond, plein de questions, de réflexions longues et de choses jamais digérées mais qu'il a enfoui.
Je lui caresse la joue.
J'aimerais qu'il se livre là maintenant, qu'il me dise ce qu'il a sur le coeur, ce qu'il garde depuis si longtemps et ce qui lui fait mal depuis recemment. En 6 mois on a construit une amitié un peu particulière, pleine de tendresse de présence et pourtant jamais on ne se voyait. Bon sang cette vision qu'on a l'un de l'autre est bizzare, et certainement un peu idéaliste.
Il ne dit rien je sais que cette situation le met hors de lui, mais il respecte trop mes certitudes pour dire quoi que ce soit. Il sait que je me drappe dedans pour me montrer forte et intouchable face à certaine choses. Il sait aussi que là je suis paumée et que j'ai besoin de lui plus que jamais.

Moi : Tu dis rien...
Lui : Tu veux que je te dise quoi ?
Moi : Toi, je veux que tu te raconte, que tu me dises ce que je n'arrive pas à voir.

Il entrelace ses doigts aux miens. 
Il ne parlera pas, c'est étrange c'est ce qui m'a plu chez lui, cette pudeur, ce qui m'a fait le voir fragil, cet ami qui à tâton à prit une place immense et qui laisse un vide encore plus grand. Là je n'ai pas besoin de plus que sa présence c'est ca aussi l'amitié, savoir rester à côté respecter des silences qui en disent long. Aujourd'hui il n'y aura pas de "Et si... ?". Il n'y a pas de place pour le doute là. Il m'aime à s manière, moi à la mienne. On attend pas les même choses l'un de l'autre et pourtant et pourtant en cet instnt on veut la même chose, retrouver l'autre comme avant, pouvoir se prendre dans les bras sans arrière pensées. Pouvoir se redonner tout cela. Il reprendra sa place, j'en suis certaine pour une simple et bonne raison on arrive toujours à se parler, on en a envie.

Moi : Le temps...
Lui : Je sais, il fera les choses. Tu sais...
Moi : Oui tu es là, comme toujours.
Lui : Appele moi, ne me laisse pas sans nouvelles et...
Moi : Promis, ne t'inquiete pas ca reviendra. Occupe toi de toi, prends soin de toi en attendant. On se retrouvera.
Lui : J'éspère. Fais attention à toi d'ici là.
Moi :  Toujours...

On éclate de rire. seul lui et moi comprennons la signification de ces phrases banales.
Il m'embrasse sur le front, puis se lève. Je ne suis plus seule je le sais bien... Il le sera jamais il en est conscient.

Cette fois ci je le laisse partir, j'enfonce ma tête dans l'oreiller pour etouffer un cri de douleur qui vient du plus profond de mon âme. Je ne veux pas de sa présence forcée, je le veux par envie, parcequ'il aime être à côté de moi et partger des instants ; pas par obligation. Je dois le laisser partir pour peut être mieux le voir revenir, différemment à notre facon à nous. Pas tout à fait honnête aux yeux du monde mais à notre manière à nous. Refaire parti de ces gens qu'on aime d'amour et avec qui on ne le fait pas... Etre de nouveau amis...

Moi : Par pitié reprends ta place, ne me laisse pas face à ca. Tes absences sont trop lourdes, trop longues. Elles sont incohérentes, vide de sens... Redeviens l'Ami...

Il se tourne, me sourit. Puis l'ombre s'efface. Il reviendra, quand il sera pret. C'est aussi ca la magie de l'amitié... Si elle est réelle elle peut tout surmonter. C'est un peu le phénix, elle rennait de ses cendres, un peu plus lumineuse et flamboyante à chaque fois.

Alors pourquoi se faire endurer ca ? Je repose ma question, peut on encore vivre l'un sans l'autre ? Me donnera-t'il une réponse ? Y'a-t'il un temps légal pour faire les choses ?
Par Ahava - Publié dans : Amour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 26 mai 2007 6 26 /05 /Mai /2007 23:39
Je suis sur le Blog de ma pétillante petite brunette à lire un article que j'adore... Elle discute avec Pierrot Larousse le fameux dictionnaire autour du mot "perdre". Il l'interroge, la ferait presque tourner en bourrique à des réponses qu'il connait déjà... La pousserait presque dans ses retranchements.
Je m'apprete à lui piquer une partie de son article qui me touche beaucoup et en relisant c'est une autre partie qui m'arrête, atterée je suis, presque en colère... Je me replonge 15 jours en arrière, une conversation avec mon chouchou.

Voici le texte de Loo :

Perdre la raison, la tête : ne plus avoir tout son bon sens ; devenir fou.
« Tu as perdu la raison, Loo… »
(Je réfléchis un peu.) Tu crois ? Tu crois que j’ai perdu ma raison ? Mon libre arbitre ? En ai-je jamais eu une, de raison ? Oui… J’ai trop voulu croire que c’était possible. Oui, Pierrot. J’ai perdu mon bon sens. Il y a trop d’obstacles entre nous. Tout est contre nous : la morale, la société, les conditions matérielles, l’environnement humain… tout. Il aurait fallu être Tristan et Iseult, au moins, pour surmonter tout cela. Mais ça, c’est dans les livres. Dans la vraie vie, on ne se bat plus pour se construire une nouvelle vie : on se résigne et on renonce. Eventuellement on allume la télé pour se décérébrer un peu plus... Il s’est résigné, Pierrot, il a renoncé… et moi j’en perds la raison…}

Mon beau brun me disait il y a 2 semaines s'être RESIGNE à notre séparation, la distance, mon absence dans sa vie et le fait de ne pouvoir changer les choses. Je lui explique que se resigner est un terme très dur auquel je me refuse. Se résigner c'est se contenter du peu et je ne veux que le meilleur ; je me bats pour ca... Hors de question d'entendre dans sa bouche qu'il se résigne à un choix qu'il a fait... S'il ne lui convient pas à lui d'en changer la donne...

Me voilà donc en bas du texte de mon amie avec une rage à tout casser et je me demande quelle est la définition exacte de "résigner" au fond. Je cours chercher mon dico (A savoir ma douce, le mien c'est le beau Roberto, un latin dans toute sa splendeur ; il est est fun, il parle fort, a le verbe haut, un accent de mafieux, Ne pose aucune question il préfère affirmer. On est fait pour s'entendre et surtout s'engueuller). Je cherche donc...


Résigné, ée. Adj. : 
 
#Qui accepte avec résignation, qui se soumet.
« L'homme est naturellement résigné »
A ça non Roberto, ce n'est pas naturelle, c'est la "bonne" société qui les pousse à l'être. On leur répète depuis l'enfance qu'il est normal de parfois perdre et qu'il faut accepter. Et bien je dis non! C'est aller contre nature que d'aller contre ses envies. C'est perdre d'avance que d'être négatif. C'est ne vivre qu'à moitié les choses que de se dire qu'on ne peut ni les changer ni les améliorer. Je veux le meilleur même si je dois tomber de haut... J'aime cette idée d'avoir été jusqu'au bout et de ne jamais regarder derrière moi avec regrets.

« Résigné, comme un mouton qu'on mène à l'abattoir »
Tu perds la boule bel hidalgo... Tu me parle de mort au début de notre vie. Le bout du chemin est peut être celui là ; mais avant d'y arriver je veux avoir vu un maximum de choses, avoir testé, essayé, raté, gagné. Je veux dessiner même à taton les contours de ma vie. Persone ne m'a jamais forcé à aller là ou je ne voulais pas . Je suis peut être une bourrique à tes yeux, mais tu ne m'imposeras pas la mort quand je peux avoir la vie... Alors tes moutons et ton abattoirs tu te les carre où je pense...

#Empreint de résignation.
« L'accent résigné des douleurs infinies »
Oula... Attends tu es en train de me dire que lorsque tu souffres vraiment tu ne penses jamais à des
lendemains qui chantent ? Tu acceptes sans te dire que plus tard ce sera mieux ? Une vrai fin en soit ? Ok... que tu refuses les placébos, je te l'accorde mais ne me dis pas que tu accepte les méandres des tourments sans même lutter un petit peu ? Moi je lutte tous les jours contre ma douleur, et me lever chaque matin est une victoire... Pourquoi tu me regardes comme ca ?.... Ahhhhh... Oui le ravalement de facade le matin est long ; mais c'est une réussite, ca a toujours fait illusion... - Je souris et lui fais un clin d'oeil. -

« Tu me diras que ces gens là étaient des saints... C'étaient des résignés »
Ahhhhhhh - soupir de soulagement - Nous voilà d'accord... De toute manière ; tu sais ce qu'on dit, "il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais". Dis tu crois qu'ils ne font rien par peur ? On ne nait pas résigné ce n'est pas possible... Bon sang avec le nombre de betises que j'ai faite je suis loin d'être une sainte. Tu vois quand je te dis que je ne suis pas résignée. Et je ne t'ai pas encore soufflé mes envies actuelles... Saurais-je résister ? Ai-je envie de résister ? - Je souris tendrement perdue dans mes pensée -


Résigner. v. :
#V. tr.

1- Abandonner en faveur de quelqu'un.
« Avec le temps qui passe il va falloir te résigner à laisser la place »
- Une moue apparait sur mon visage - Arf, se resigner là.... J'aime pas trop beaucoup ca. - Je souris amer - Mais pourquoi faire ? Si on est sûr de remplir toute les conditions pour être à ce poste, si persone mieux que nous ne peut être à cette fonction pourquoi ne pas se battre ? -Il me toise de haut - Arrête je sais à quoi tu penses... La distance. Sans enfants ni lien obligatoire en quoi est-ce un problème ; ca ca peut s'arranger à condition qu'un des 2 soit aventurier.

2- Au 16e siecle, resigner son âme à dieu.
« Il faut se renoncer au monde »
- Je le regarde choquée - Nône et renoncer aux plaisirs de la vie ? Je suis épicurienne ne le perd pas de vue hors de question pour moi de me refuser aux plaisirs de chair, aux bonnes bouffes et aux cuites entre potes où on refait le monde. C'est ce qu'il y a de meilleur. Non mais là c'est me demander d'arrêter de respirer. Tu nages en plein délire mon pauvre.

#V. pron. Cour.

1- Se résigner (à) : accepter sans résister (une chose) malgré son caractère désagréable.
« Comment se résigner à ce qu'on sait être le moins parfait ? »
Ohhhhh mon beau Roberto j'aime quand tu me parles comme ca... Tu vas voir on va bientôt tomber d'accord, quand je te dis que j'ai tout le temps raison. - J'éclate de rire ; lui laisse tomber sur ce coup là il sait que je suis têtue comme pas 2 - Bein on peut pas mon Bel Apollon, on peut pas. Quand on sait qu'on peut avoir quelque chose de beau on a pas le droit de passer à côté surtout pour des choses matérielles. Quand on sait qu'il y a des gens tellement malheureux on a pas le droit de se résigner à moins par simplicité. Ce serait honteux.

« Avancer en âge... C'est connaître ses limites et s'y résigner »
Bein mince, toi qui n'a pas d'âge, qui te perfectionne avec le temps, un peu plus irréprochable à chacune de tes apparitions tu vas me faire croire que tu as peur de vieillir ? Toi aussi tu vas aborder le sujet de la trentaine et essayer de me faire croire que c'est un cap difficil à passer. T'as eu une discution avec lui ou quoi ? Faut arrêter là... La seule limite de l'âge est la souplesse physique et encore ; avec le yoga même ca ca peut s'arranger...

« Résigne-toi à n'être pas du monde »
A n'être pas comme tout le monde ? C'est sûrement ca que tu as voulu dire. - J'éclate d'un rire sonnore - Bein là non plus je ne me résigne pas je suis plutôt fière même si c'est ca. Quand à être de votre monde qui semble si petit parfois quand on voit l'etroitesse d'esprit de certain est-ce que ca donne reellement envie d'en faire partie ? Je préfère encore rester avec le million d'ami(e)s dans ma tête au moins je les connais par coeur et je ne suis jamais seule.

2- Adopter une attitude d'acceptation ; se soumettre.
« Mais lentement on se résigne. On ne demandait pourtant pas beaucoup de la vie. On apprend à en demander moins encore... »
Bein non le principe c'est demander plus que ce que tu attends pour en obtenir ce que tu veux... T'as pas fait une  école de commerce toi ; ca se voit. J'en connais un qui me contredirait pas. - Je refflechis un instant - Bein c'est maintenant que je me rends compte qu'il est vraiment contradictoire... Il a du louper cette lecon. Va falloir l'envoyer en cours de rattrapage...
Bein tu vois mon Roberto Soulager je suis là ; c'est pas moi qui déraille c'est lui qui est pas net sur ce coup là...
Comment ca je t'ai pas écouté à un seul instant ? Ca ca me ressemble pas.
- Je lui souris tendrement, il sait que je m'accroche à MES vérités comme à une bouée de sauvetage désespérément optimiste aux yeux de beaucoup -

(Le Petit Robert - 1973)
  
(http://laplumedeloo.over-blog.fr/ - 2007)
devises-shadoks-1.jpg   devises-shadoks-2.jpg
Par Ahava - Publié dans : Dico quand tu t'en mêles...
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /Mai /2007 08:47
Je voulais prendre le temps de raconter cette histoire mais hier au soir tout s'est un peu acceleré. D'ailleurs je ne sais plus trop dans quel ordre vont les choses... Le résultat reste le même il vient de me quitter... Et je suis devant ce gouffre immense et profond.

Au final je decide de m'installer les pieds dans le vide et le regard perdu au fond de ce gouffre. C'est notre relation qui est au fond. Des bouts de lui, de moi, de nous... et cette boule dans le ventre qui me rend amer.

Le réveil ce matin fut celui d'un long cauchemard, je ne suis pas reposée j'ai les yeux encore plus rouges. vache on dirait un lapin albinos et cette phrase qu'il m'a dite hier soir qui revient en boucle... "ca donnera rien". Je m'habille en regardant mon portable comme s'il allait changer d'avis et m'appeler. Puis vient le moment fatidique rentrer dans le bureau et regarder mon pc, ne pas craquer ne pas l'allumer. J'ai presque l'impression que mon ordi me regarde de travers, pas content de la situation. "Mais t'es mon seul lien avec lui... Je peux pas comprends un peu..." Mince je parle à une machine ca va pas mieux moi :s Bon faut que je me change les idées je vais aller au taff... Bonne idée ca ; m'occuper des autres, courire apres les papiers, le temps... et surtout ne pas penser.

Une fois en voiture je me dis mince j'avais oublié ce détail une heure de route :s  Une heure à y penser. Bon vite de la musique je mets un CD et là commence la chanson fatidique "Faim de toi" de Sandy... Mais quelle cruche de l'avoir mise sur CD celle là. Mon téléphone se met à sonner ; moment d'espoir intense... C'est lui?!?!.  Ahhhh non :s ... C'est ma pétillante Brunette (alias minetos desperados ;-) )

Ma Brunette : Alors ma jolie ca va ?
Moi : un instant de reflexion... Non pas trop.
MB : quoi qui se passe ?

Me voilà en train de lui expliquer que je me suis faite plaquée par un de ses potes. Elle ne répond rien respire et lache un :
"Putain, mais c'est n'importe quoi... Vous aviez tout pour que ca marche"
Ouf, encore une qui ne pense pas que la distance soit la pire chose qui existe dans une relation. 
Elle respecte mon silence et le fait de ne pas vouloir tout dire, garder un jardin secret rien que pour moi ; un lieu que seul lui et moi connaissons ; là, persone ne peut salir ca... mon envie de lui, mes instincts fébriles et mes doutes, mes gestes hésitants à dessiner l'amour. On raccroche sur une belle conclusion ; nous sommes maso ; il faut l'accepter.

J'arrive enfin au taff et là... 
 
"Ma Chef : Oh putain pouêt t'as vu ta tête, t'as fait la bringue ?
Le commercial en second : Bein elle est plus de 1ere fraicheur, elle a du mal à s'en remettre.
Le directeur commerial : Mince je t'ai déjà dit que pour connaitre le plaisir intense et le repos du corps faut savoir frapper à la bonne porte"
Je m'asseois en silence dans un sourire las, en temps normal j'aurais connecté msn, ouvert une fenetre avec mon beau brun, je lui aurais raconter tout ca et on se serrait marré.

J'ouvre mon systeme de facturation bein oui faut faire les payes pour que tous mes petits bonhommes gardent le sourire et cet humour debordant. je regarde mon icône msn et puis...
Non je ne craquerai pas... Toute cette liste de contacts est liée à lui ou presque... Et cette fois c'est fini pour de bon.
J'inspire, regarde dehors, allé c'est partie pour une semaine.

Le téléphone sonne ; je cours après les pointages de mes intérimaires ; essaye de comprendre et d'expliquer à l'un d'entre eux que non, il n'a pas le droit à son calendaire parcequ'il y a des jours fériés ; poursuis les commerciaux pour qu'il me rendent les dates de prolongations de contrats et  les fins de missions ; prends des commandes incompréhensible au téléphone, prends note des demandes de congé et des acomptes ; des régulations pour le mois suivant (oui 350 intérimaires recoivent leur fiche de paye et vous decouvrez subitement qu'elle est passée au crible et que persone n'est d'accord même quand c'est juste parceque très peu comprennent le net et le brut...) ; enregistre les cartes d'impôts pour qu'ils ne payent pas une fortune ; refuse des demandes en mariage, des invitations à diner ; fais une méga réunion de réprtition des taches et quand je relève la tête ca fait 13h que je suis là... Un peu éberluée je me décide à rentrer.

arf j'ai rien vu passer, ce fut dur mais super... Je vais appeler mon chouchou. Et là le trou noir ; il ne fait plus parti de ma vie... Les larmes montent c'est incontrolable... Je monte en voiture... Et m'effondre... C'était reculer pour mieux sauter cette journée.

Mais pourquoi je l'aime autant ? va-t'il m'appeler ? Et que pense-t'il ? est-ce que je lui manque ? Ne serait-ce qu'un peu ? M'a-t'il aimé ? Ou pas du tout ? Est-ce qu'il va vraiment préféré vraiment l'absence définitive à la distance ? Pense-t'il à moi ? Et si oui comment ? Est-ce que je ne me suis pas inventée toute cette histoire ? Ne l'aurais-je pas complétement enjolivée ? Pourquoi persone lui met un coup de pied au cul pour le secouer ? Comment fait'il pour rester aussi froid et distant face à ca ? Aurait-il eu envie de construire avec moi ? Sait-il que je l'aime à ce point ? Comment va-t'il ? Est-ce que sa journée c'est bien passée ? Que fait'il ce soir ? A-t'il compris qu'avoir 30 ans n'est pas une fin en soit ? Avait-il peur de commencer une relation maintenant ? à l'aube du délai qu'il s'est fixé pour se fixer justement ? pourquoi n'a t'il pas accepter la distance? était-ce réél ou une excuse ? était ce le fait que pour lui se tromper était repousser l'échéance encore ? Perdre du temps ? Ou ??????

Me revoilà au bord du gouffre, les pieds se balançant dans le vide... Lui devenir étrangère me fait mal... Qu'il me devienne étrangé me brise... Ue seule chose est présente à mon esprit ; lui ; et pourtant dans peu de temps on ne se connaitra plus du tout... Alors c'est ca de tomber amoureuse d'un ami ? Tout perdre soit même au passage ? Devoir se construire avec des doutes dont le temps fera des certitudes même fausses mais pour mieux accepter par simplicité on se créra des réponses... J'aurais tellement voulu que ce soit lui qui me les donne... Ne pas vivre vec ce doute... Savoir pour de bon, pour de vrai ; de sa bouche...

Je l'aime, au delà de la raison, au delà de mes forces, au delà de moi même... Mais peut on vraiment vivre l'un sans l'autre maintenant ? L'amour détruit-il tout sur son passage pour mieux reconstruire ? L'ami devenu amant a-t'il plus de courage que le simple amant ou moins ? Prendra-t'il le risque ? Ou était-il juste de passage dans ma vie ?

Le temps fera les choses mais le temps semble parfois s'arrêter...
Par Ahava - Publié dans : Amour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /Mai /2007 11:55
Après une conversation animée avec celle que j'appelle ma "coupine de namour" je me rend compte que je ne suis pas la seule à vivre ca...

La situation compliquée de l'ami qu'on ne voit plus comme tel... Le cerveau en surchauffe face à ca, le coeur retourné d'essayer d'être raisonné... Mais quand on est épicurien à quoi bon raisonner ?
Il y a les cérébrales et les émotionnels. Je fais partie de la 2e catégorie. J'ai toujours suivie ce qui se passe au niveau de mon ventre, qui se noue et se dénoue et remonte le long de la colonne. Vous savez cette sensation lancinante que de toute manière c'est comme ca pas autrement qu'il ne sert à rien de lutter.

Alors posons les bases :

5 mois que nous parlons, qu'on ne se cache rien, qu'on passe des heures au tel tous les jours. Le seul hic ? On ne s'est jamais vu... Situation coquace et magique d'internet. Est ce que je le considère comme un ami ? Oui et il m'est précieux ; pourtant depuis quelques semaines je ne le vois plus tout à fait comme tel. J'ai envie de sentir son odeur, son grain de peau.
Entière comme je suis la sitution ne peut pas durer, je préfère une situation claire aux doutes... Là je me décide à lui en parler. Bon ok on aurait cru une gamine de 15 ans, parlant de lièvre de chasseur... Le con il fait semblant de pas comprendre.  Comment ca c'est pas clair cette histoire de lapin ? Bon ok me voilà au pied du mur je crache ma Valda. Un long moment de blanc s'installe ; je panique. Qu'est ce que j'ai dit ?
Il finit par me dire que lui aussi mais que la situation est compliquée, que je suis loin et que pour lui c'est un problème.

- Ecoute je comprends ; on laisse cette histoire de côté, tu restes mon chouchou et on en parle plus.
- Attends j'ai pas dit que c'était non, je sais pas ce qui est bien.

Là je me dit "oh merde, il est compliqué le petit". Il m'aura appelé 4 fois dans la soirée on aura passé 4h à parler à avancer puis reculer. L'envie de l'un face au désir de l'autre. L'un cérébral, l'autre pas et ce même désir au fond ; que moi j'accepte tel quel et que lui arrive à rationaliser. Mais comment fait-il pour lutter face à ca ? 
La conclusion est simple il faut qu'on se voit, être sûr de ca...
La femme à le chic pour être séduite par l'intellect tandis que l'homme aura désespérément besoin du charnel.

L'histoire va encore trainer en longueur, puis la décision d'une rencontre arrive. Je suis comme les gosses avant Noêl ; je compte les dodos... On se rapproche et le doute sur le sujet n'a plus trop de place.

Ma valise est prête... Une valise de fille pour un week end ou elle va retrouver celui qui la fait fantasmer... Vous imaginer la taille ? oui on est très douée pour transporter des choses inutiles.

La veille au soir on passe un temps monstrueux au téléphone, web cam en route, des silences d'une douceur vertigineuse... Et le sommeil qui ne vient pas.

Pourtant au réveil j'ai la sensation d'avoir dormit un siècle... Aurais-je loupé le réveil ? Le rendez-vous est passé ? Ah non il est super tôt encore pourtant ca s'active dejà dans l'appartement. Ma soeur fait ses machines, mon beau frère est parti faire du sport... Je me lève une seule idée en tête.. C'EST AUJOURD'HUI que je le rencontre. Il m'appelle, me dit qu'il prend la route... Je saute à la douche... Le doute s'installe de nouveau ; et si ? Je suis très forte pour les "si", j'ai déjà mit Paris plusieurs fois en bouteille et je vous assure que cette gigantesque ville y tient.

Ca y est il est en bas... Déjà ? mais il à roulé à quelle vitesse cet idiot ? Il sait que j'aime pas quand il roule vite. Pas grave il est enfin là...

Comment lui dire bonjour ? dans l'ascensseur je prends la décision... Je lui fait la bise... Non mais c'est pas du tout cuit non plus faut pas rêver mon garcon.

Je le reconnais de suite je m'avance et là... Je l'embrasse...
J'avais dit la joue ; t'es idiote ou quoi ? Bon trop tard garde une contenance.

On monte en voiture direction l'hôtel pour poser les valises... Une fois dans la chambre c'est marrant mais j'ai plus envie de bouger... Aucune volonté sur ce coup là. Il me prend dans ses bras, commence à me câliner et je ne vois pas la journée passée.

On passe les détails qui nous unissent le temps de ces 3 jours et 3 nuits... Son départ est un déchirement, il me dit "monte en voiture" Je prends ca pour une blague et le regarde partir. Je reste seule dans cette chambre glauque et froide...

Je recois un sms me disant "Tu aurais du monter en voiture avec moi" ; mince il ne plaisantait pas...

Le vide est là et pourtant je ne suis pas seule il est dans mes pensées...

L'amitié n'est plus c'est définitif.... Sans regrets aucuns... On commence une nouvelle histoire ; nouvelle version de Lui et moi... J'ai confiance en lui et c'est le plus important.
Par Ahava - Publié dans : Amour
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Samedi 19 mai 2007 6 19 /05 /Mai /2007 23:53
Depuis des heures au téléphone avec une coupine...

Je me rends compte qu'à 25 ans l'heure du premier bilan approche. Comme si cette satanée histoire d'horloge biologique était réelle ; moi qui refuse ce fait depuis l'adolescence je fais moins ma maline là...

Bon pas de panique, relativisons, reflechissons calmement... Bientot 26 ans, depuis 9 ans en couple et je me decide à tout plaquer. Là on me dit pourquoi ? Bein c'est simple parceque je suis pas heureuse, la question me semble bête là. Ahhh oui j'oubliais pour vous il est idéal mon mari... Bein les filles je vous le laisse. Moi je craque.
Comment ca aujourd'hui les gens prennent la solution de facilité de la rupture ? Non mais tu plaisantes ? 9 ans que je me bats contre des moulins à vent et toi tu me dis ca ? Quel culot... Et puis ca te va bien à toi qui reve d'un couple solide depuis tes 16 ans, bébé, maison et le toutou qui va avec... Moi je veux sortir, faire la fete ; j'ettouffe, je ne le vois plus de la meme manière... Je n'ai pas à me justifier là dessus.

Là ; la question qui tue tombe... Tu as rencontrée quelqu'un ? 

Une grimace se fige sur mon visage... Là ca va pas être simple.

- Bein... euhhhh... Enfin...
- Je le savais...

Tu sais quoi ? Oula ; l'heure des conclusions hâtives... Bon je raccroche ou je m'explique ? Allé je m'explique après tout c'est l'amie d'enfance.

- Attends... J'ai amorcé la rupture depuis quelque temps mais je n'en parle que maintenant et en effet depuis les choses changent. Je reprends ma liberté et il est vrai qu'au détour d'un chemin j'ai croisé un beau brun. Là je me dis attention trop de métaphore tue la métaphore... Va droit au but. Pour te rassurer ma chérie, le beau brun lui ne veut pas de moi. il m'a sorti l'excuse bidon du tu es trop loin. Donc tu vois c'est un peu le style je suis ensemble à mort mais toute seule (tout ceux qui connaissent Florence Foresti comprendront).
- Mmmmmm
- c'était un ami ; pas du tout mon type d'homme physiquement mais moralement il m'a fait chavirer il y a peu.
- Ok vient à la maison on ira prendre un verre entre fille.
- Ca marche ;  je viens demain.

Le lendemain ; réunion entre filles ; 300km de route pour rentrer là ou j'ai grandit, les éfusions, les larmes. On se choisit un petit café qu'on squattait à l'époque du lycée. Il fait beau terrasse oblige. Certaines annoncent leur grossesses, d'autres l'achat d'une maison, d'un appart, les mariages à venir. On ressemble à des petites vieilles. On s'est pas vu grandir ; je les ai pas vu changer... Je les vois toujours gamines et j'arrive avec mes gros sabots, moi la plus stable de la troupe depuis des années.

- Bein moi mon contrat de travail se termine en décembre en janvier je serais de nouveau à Paris.

La stupeur se lit sur leur visage... Je pars dans une justification longue et douloureuse. Plus ca va et plus elles sont attérées. Au rythme de la conversation je comprends qu'on ressemblait au couple model. J'entends des "tellement mignons" ; "si tendre" ; "posés"...

Je me ferme un peu plus et m'enfonce dans un imbroglio de pourquoi/comment. Le café se transforme en diner que je devrais en réalité appelé un intérogatoire. Bref après mes épenchements sexuel, ma vie professionnelle, ma vision de la vie et de la famille les voilà me donnant leur autoristion. Et moi, je lache un soupir de soulagement.
On finit la soirée par des éfusions dignes des pleureuses italiennes, avec la promesse de ne plus laisser le temps couler sans se donner de nouvelles. Moi je jure de venir plus souvent. Quelques derniers signes derriere les carreaux de nos voitures et nous voilà parties.

Je rentre me coucher chez ma soeur et là je réalise que je quitte un homme pour me sentir libre et qu'en réalité j'ai encore demandé l'accord de quequ'un... Mes coupines.

Là je suis en colère après moi... Après elles... Et bien évidemment parceque sinon c'est pas drôle après le beau brun qui m'aurait éviter de me sentir seule à cet instant. Bah oui parceque parfois être seul c'est aussi être face à une vérité... 

On a toujours des comptes à rendre à quelqu'un...
Par Ahava - Publié dans : Amour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 19 mai 2007 6 19 /05 /Mai /2007 23:23

Bienvenue à vous qui me lisez, 

des semaines que je cherche un moyen de m'épencher... Et une amie me dit : "Ahhhh ; j'ai trouvé un super moyen d'extérioser", elle me file le lien et là... Oui c'est le meilleur moyen, ne plus embeter les amis avec mes soucis, ceux qui n'ont pas envie de lire peuvent fermer la fenêtre et moi je peux tout cracher en vrac... Presque mieux qu'un psy.

Alors je me décide ; je me lance... Il faut un nom... Mais je vais mettre quoi dans ces pages à part mes états d'âme? Ahhh bein rien... Oui mais je met du positif ou du négatif? Les 2, celon l'humeur, le moment... Bon alors j'ai plusieurs âmes comme certain ont plusieurs vies. Seul délire de ces dernières semaines ; rajouter un "s" à âme ; étrange. J'ai peut être vraiment besoin d'une psychothérapie.

Et me voilà ; me reste plus qu'une chose à faire sauter le pas et écrire de qui me tient à coeur dont beaucoup se fouttent ou d'autres riront et encore d'autres se reconnaitront.

Vous savez ce petit quotidien qui vous ronge et à la fois vous alimente. Celui qui vous rassure et vous exaspère de platitude. Celui qui a fait qu'aujourd'hui  vous vivez à côté d'un homme tendre alors qu'il y a quelques années vous viviez avec l'être aimé. Les ami(e)s qui avec le temps son loin, que se soit physique ou moral... mais il n'y a plus cette fusion que vous aviez pu connaire à l'adolescence. Ce foutu ménage qui revient quotidiennement ; alors quoi bon le faire ? Ce boulot et ces collegues avec qui vous passez la majorité de votre temps mais que vous colleriez bien contre un mur pour leur remettre les idées en place... 

Mais il y a aussi ce coup de coeur qui vous fait vibrer, ces potes qui vous font tellement rire, ces petits week end loin de tout où vous oubliez presque que le train train vous attend à votre retour.

Les doutes, les joies, les peines c'est tout ca qui sera ici...

Par Ahava - Publié dans : Blabla
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

Catégories

Commentaires Récents

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus